Nom du blog :
ecomusecolombey
Description du blog :
blog associatif présentant les activités de l'Ecomusée du PAYS DE COLOMBEY ET DU SUD TOULOIS.
Catégorie :
Blog Loisirs
Date de création :
22.07.2006
Dernière mise à jour :
26.09.2009
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pouvez-vous m'expliqué le déroulement d'une noce d'autrefois?
car j'aimerais en reproduire une..
merci...
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Par coralie, le 19.06.2009
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Par coralie, le 19.06.2009
je suis professeur des écoles en classe de ce1 et au programme d'histoire, il y a : remontons dans le temps, d...
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Par siméon geneviève, le 07.05.2009
a quand les photos de l'expo ?
travail de memoire, travail manuel, belle initiative ! ... il ne manque plus ...
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Par Maison de retraite, le 16.04.2009
pour mr daniel husson comme vous parlez de généalogie,nous sommes cousins sur ma généalogie au mariage de clau...
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Par Collin+jean+paul, le 10.04.2009
je ne peux que vous féliciter pour vôtre initiative de restaurer un vieux moulin,surtout dans nôtre région ou ...
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Par Collin jean paul, le 06.04.2009
sur les registres des moines de
...
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Par Collin jean paul, le 15.01.2009
petite visite.lien vers mon blog...
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Par rimesoudeprime, le 22.12.2008
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bonjour,
pr omenade sans but précis sauf de vous dire :
à ceux qui m...
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Par violette, le 19.12.2008
jolie blog.lien vers mon blog...
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Par Pascal, le 12.10.2008
angelique je t aime lien vers mon blog...
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Par tourneur, le 02.07.2008
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Par tourneur, le 02.07.2008
j'ai trouvé dans une armoire de vieux draps ainsi que des dessous féminin(panti,chemis e de nuit,draps,nappes ...
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Par burgio, le 03.12.2007
je suis apen nouvelle et je demande cmt on fait pour mettre des image sur notre blog cmt
merci repond le plu...
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Par sarah, le 09.10.2007
je recherche des robes anciennes de mariées afin de faire une expo.. merci de nous aider on est une asso...
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Par bruno, le 04.07.2007
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le passionné
Car Etienne Olry est un passionné. Nous reviendrons sur certaines de ses méthodes pédagogiques, magnifiquement illustrées et sur sa passion pour « son » village à qui il a laissé un essai qu'il préparait pour un ouvrage futur « Matériaux pour servir à l'histoire d'Allain».
Il crée la première bibliothèque de la Meurthe (1859), avec 62 ouvrages financés par la commune, auxquels le préfet ajoute 86 volumes. Il est membre de la Société d'archéologie de Lorraine, avec le soutien d'Henri Lepage. On lui doit plus de 70 notes et articles concernant l'archéologie l'histoire, la géographie, la météorologie.
l'homme
Etienne Olry est marié : « J'ai eu des difficultés lors de mon mariage » écrit-il .
Il a épousé en effet la fille d'un riche propriétaire, Marie Thérèse Amélie Thouvenin, et le village, bien avant le remembrement, connaissait déjà des dissensions, à cette époque politiques, notamment entre républicains et bonapartistes (nous sommes dans les années du coup d'état!)
Instituteur, c'est l'un des personnages importants de la vie publique du village, et sa personnalité y est pour beaucoup. Il ne refuse pas les responsabilités : ainsi, pendant l'occupation prussienne des années 1870-71 et après la fuite -justifiée-du maire, c'est lui qui gère la politique communale vis à vis de l'occupant : convoyages, réquisitions, amendes, différents avec la commune d'Allamps à la suite d'une erreur de transcription, il est de tous les fronts et de tous les règlements.
Apprécié au delà des clivages politico-religieux de l'époque, il a un fils qui rentre dans les ordres et figure au bas d'un vitrail de l'église paroissiale.
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A l'invitation de l'Association Communale de Loisirs d'Allain, j'ai rédigé, pour un couarail au village de celui qui en fut le plus glorieux instituteur, le texte qui suit, abondamment illustré de photos des innombrables documents qu'il nous a laissés.
Etienne Olry
I- présentation
l'instituteur du village
Je me suis servi pour cette présentation d'un article de Monsieur Nouveau, paru dans « Etudes Touloises » de 1976 et envoyé par le docteur Hachet, conservateur du Musée de Toul.
L'article s'appuie sur une conférence donnée par monsieur Peltre, mais dont les sources ne sont pas données.
Etienne Olry est né en 1829, aîné de 6 enfants, et fils de Nicolas Olry, instituteur de la commune d'Allain, écarté pour des raisons politiques, qui fut son instituteur et à qui il succéda en 1851.
Décédé en 1885, à 56 ans, son enterrement fut suivi par plus d'un millier de personnes dont 70 collègues.
Après deux années passées à l'Ecole Normale de Nancy, à la suite desquelles il reçoit diplôme et certificat de moralité du maire de Nancy, il succède à son père Nicolas , instituteur du village depuis 1828, date du concours municipal, avec des avantages non négligeables. Par exemple, il n'est plus l'assistant du curé.
Avec ses 58 élèves en hiver, mais 15 en été, il va pouvoir se livrer à fond à ses passions : la pédagogie, mais surtout l'étude du milieu local, son « monde », par les pratiques assidues de l'archéologie et de la météorologie, expériences où il est souvent accompagné, sur le terrain, par ses élèves.
Il a reçu, pour l'un des ouvrages réalisé par ses élèves, un diplôme à l'issue de l'Exposition Universelle de 1867.
Il fut fait officier d'Académie en 1874 et officier de l'Instruction publique en 1880;
photo : Etienne Olry en famille
Nous avons parmi nos animations, un thème qui revient souvent, que ce soit lors des expositions sur les fibres textiles (Villers-le-Sec) sur les dentelles et broderies ou même les fêtes comme ce fut le cas à Gémonville, c'est celui des LAVOIRS;
Les écoles s'y intéressent, et nous y sommes parfois accompagnés des Dames des Compagnons du Fer (Sauxures-les-Vannes)
Nous avons édité pour les écoliers une série d'images : la lavandière, au lavoir, l'eau dans un village (fontaine, égayoir, auges)
Voici une de ces fiches dans sa version colorisée (elles sont à compléter et à colorier par les écoliers) et à découper pour l'habillage.
Après la charpente, du solide, viennent les cloisons.
Les Vosgiens étant à leur vendange, nous avons continué les travaux : nettoyer les sols et murs et bâtir la structure de métal qui supportera les cloisons en placo.
Ce sont surtout Jean Jacques et Dominique qui ont fait le travail heureusement interrompus les mercredi et jeudi par la venue de l'électricien à la demande de monsieur le Maire.
Les gaines sont passées le jeudi : 4 prises sur le côté grenier, deux boîtes sur le plafond pour y brancher deux rampes de spots, et une boîte de dérivation pour un éclairage éventuel sur l'étage. Le tout électrique financé par la Municipalité, que nous remercions à nouveau.
Nous pensons pouvoir tenir la prochaine Assemblée Générale dans le local, que nous chaufferons au besoin. Josette pourra enfin rêver sur place de l'installation des étagères. Les mannequins, quant à eux, occupent déjà la salle de classe, précédant le reste des collections : Mont l'Etroit devient ainsi le centre névralgique de l'Association, autour de deux thèmes : l'Ecole et les textiles d'autrefois, avec possibilité d'être accueillis, pour nos expositions, dans le lavoir aménagé.
ce samedi matin, toutes les cloisons sont posées et, pour gagner du temps et simplifier la pose, nous avons décidé de poser du BA13 en plafond.
Il restera donc à teminer joints, peinture et finitions pour la prochaine Assemblée générale : l'électricité est déjà en place.
Merci encore à Jean Jacques Tavernier et Dominique !
La convention avec la municipalité est en bonne voie mais les travaux ont déjà commencé.
L'équipe des "constructeurs" du local aménagé dans le grenier de la Mairie du village, juste en face de la salle de classe, s'était donnée rendez vous mardi 15 septembre. Les trous dans les murs porteurs avaient déjà été creusés par Jean Jacques Tavernier et Patrick (Crosnier)
Malgré l'épais brouillard, Jean Marie et Bernard s'étaient déplacés depuis les Vosges pour donner un précieux (et professionnel) coup de main, si bien qu'il n'a fallu qu'une journée pour venir à bout de la charpents, aidés, pour la consolidation côté homme debout, par l'ingéniosité de Dominique.
Tout cela tient bien debout, pour un espace de 9 m sur 3 , la possiblité d'aménager un étage, et des cloisons qui serront installées dans la semaine.
LA CULOTTE au XIX ème siècle
Vers 1810, elle est jugée indécente et réservée aux fillettes et aux courtisanes de la ville dont elle constitue un facteur de séduction, brodé et endentellé abondamment.
Sous le Second Empire, par un retour imprévu des valeurs morales, l’Impératrice Eugénie, excellente amazone, se prononce en sa faveur, estimant qu’il donne une réputation de décence à la Cour. Dès lors, les pensionnats religieux la rendent obligatoire sous le nom de « tuyau de modestie ».
PETITE HISTOIRE DE LA CULOTTE
« De Rome à la culotte Petit Bâteau »
Les Egyptiens et les Romainss connurent la culotte courte et le pantalon au contact des Perses et des Hittites (vallées du Tigre et de L'Euphrate, Irak et Iran actuels).
Au temps de la République romaine (avant J-C) se répand le subligatus, une pièce de lin dont on nouait un pan autour de la taille, tandis que l'autre était passé entre les cuisses.Il existait alors aussi des modèles à manches pour les cuisses, manches soutenues par des sortes de jarretières.
Au cours des premiers siècles du Moyen-Age, on assiste à la transformation des caleçons en braies, sorte de culottes des Barbares. Jusqu'au XIVème siècle, hommes et femmes portèrent les mêmes braies, qu'on retrouve dans les fabliaux satiriques, comme les braies du cordonnier.
Les temps changent, au moins dans l'aristocratie, avec l'arrivée en France, venue d'Italie en même temps que Catherine de Médicis, vers 1500, des caleçons de luxe ou bride à fesses, grâce à la vogue des vertugadins – ces bourrelets de tissu que le Italiennes mettaient à la taille pour faire bouffer la jupe.
« Ces vertugalles ouvertes laissent les fesses découvertes.. » (extrait de la Complainte de Mr le Cul -XVIème siècle).
Cette sorte de caleçon existe en deux modèles : caleçons ouverts pour femme facile, caleçons fermés pour femme vertueuse. Ils se répandirent et se démocratisent au XVIIème siècle, bien que le siècle de Louis XIV ne fût pas le siècle des caleçons. Maints témoins de chutes de cheval- ou d'escalier-, de coups de vent inattendus (sans bouches de métro) en font état :
« Il est vray que je fus surpris,
Le feu passe dans mes esprits
Et mon coeur autrefois superbe
Humble se rendit à l'amour
Quand il vit votre cu* sur l'herbe
Faire honte aux rayons du jour. »
le mot alors n'a ni l'orthographe, ni le sens vulgaire qu'on lui donne aujourd'hui
Au XVIIIème siècle, une ordonnance de 1764 rendait obligatoire le port du caleçon pour toutes les artistes sans exception, et ce après l'accident survenu à une danseuse pendant un spectacle.
A la cour de Louis XVI on continua à ignorer le caleçon mais la révolution conduisit les citoyennes à adopter le pantalon, et celles qui n'en possédaient pas cousurent leur chemise entre leurs cuisses : les temps étaient incertains et la sécurité des dames peu assurée.
L'aube du pantalon de dessous
Puis vint la mode « à la grecque »et l'apparition de pantalons couleur chair, initiative encouragée par les médecins, mais cette mode ne dura pas.
Sous Napoléon 1er, l'Impératrice Marie-Louise ne possédait que deux pantalons de soie couleur chair dans son trousseau.
Déjà en 1807, les Anglais avaient inventé l'innommable, un pantalon long qu'on n'osait désigner à haute voix.
Peut-être peut-on attribuer la mauvaise réputation du pantalon à la renommée des dames qui en portaient de très sophistiqués : à l'époque de la valse et de la polka, puis surtout du cancanet du chahut, qui fit apparaître à Paris en 1840 le pantalon ferm é dit « sans coutures », il était tentant d'associer le pantalon porté sous la robe (pour des raisons professionnelles souvent) à des moeurs légères.
La crinoline -et son balancement inquiétant – fit apparaître un caleçon différent, l'indispensable, prôné par les hygiénistes. Mais il se vendit mal, la faute aux jambes disgracieuses, trop larges et trop longues, tandis que les moralisateurs et censeurs de tous poils s'insurgeaient contre « l'infamie de la fente » qui baillait au milieu.
« Les danseuses de ballet et les cancannières sont assujetties à un vêtement de dessous, un entre deux bleu de ciel constellé d'étoiles d'or comme les saltimbanques . » (extrait de Ces dames)
Et la culotte vint
Rigolboche, la plus illustre danseuse de cancan, portait un pantalon rayé, large, à rayures, qui descendait sur le genou et qui fit d'ailleurs dire à des contestataires :
« Tu n'es qu'une fausse lorette culottée. »
La Goulue, autre cancannière célèbre, le portait fendu. D'où la création d'un poste d'Inspecteur de la danse qui, muni d'épingles à nourrice, passait dans les cabarets. Mais il fut vite débordé par la multiplication des pantomines aux titres équivoques « Coucher d'Yvette », « Réveil de madame » et autres « Fais dodo la môme ».
Ouvert ou fermé?
La grande guerre mit fin à ces hésitations. Et les couturiers diminuèrent la longueur des jupes (faute de tissu), réduisirent les pantalons – en même temps que les femmes remplaçaient les hommes au travail – si bien qu'en 1918, l'entreprise Petit Bâteauinventela culotte.
La femme s 'émancipant ainsi à la suite de multiples contraintes- guerre, pénurie, travail et...automobile – qui modifient rapidemant sous-vêtements et vêtements féminins.
quelques préciions supplémentaires
Les braies
Le mot "braies" fait immédiatement penser au vêtement celte. Mais au XIIIème siècle, les braies étaient encore un élément du costume masculin, sans doute un des plus discrets, puisque porté en-dessous de tous les autres.
Au XIIIème siècle , les braies font office de caleçon. Elles sont attachées à la taille, retenues par le braiel , une cordelette qui coulisse dans une tubulure.
Les braies sont amples, larges ; il y a beaucoup de plis à l'entre-jambe et donc une certaine épaisseur. Une cordelette semble sortir par des ouvertures pratiquées sur les côtés et permet d'accrocher le bas des braies par un simple noeud. Cette cordelette permet de maintenir le bas des braies remonté (voir les illustrations 3, 5 et 6) ou tout simplement accrocher les chausses. Une autre hypothèse serait que les chausses s'accrochent au braiel par des cordons indépendants comme c'est le cas au XVe siècle. Quelques illustrations montrent des clefs ou des bourses attachées au braiel, mais cela reste assez rare (voir l'illustration 3).
Sur l'ensemble des illustrations du XIIIème siècle qui ont pu être observées les braies apparaissent longues, arrivant en-dessous du genou jusqu'à mi-mollet environ, même remontées. Toutefois dans le Livre des Jeux d'Alphonse X le Sage, environ 1270, on trouve des illustrations de braies où celles-ci atteignent tout juste la mi-cuisse une fois remontées. Sans doute faut-il y voir une relation avec le climat de Castille.Mais le Livre des métiers d'Étienne Boileau (1260) cite aussi l'existence de braies courtes réalisées en cuir, mais je n'ai pas trouvé d'illustration corroborant cette hypothèse.
L'ampleur des braies permet d'en remonter le bas au genou ou juste au-dessus et de l'accrocher grâce à une cordelette au braiel. De surcroît, le bas des braies est souvent fendu sur l'arrière du mollet ; ce qui permet de les nouer ensemble et aussi sans doute de pouvoir les remonter encore plus aisément. De même, l'ampleur des braies a fait imaginer à certains que celles-ci pouvaient disposer d'une fente pratiquée à l'arrière et ainsi d'éviter de devoir défaire les braies pour se soulager, comme montré sur l'illustration ci-dessous. Toutefois, nous ne disposons pas d'information supplémentaire sur ce sujet qui est resté somme toute, relativement tabou. Au mieux disposons-nous de l'anecdote tirée de la section 310 de la "Vie de Saint Louis" de Joinville où ce dernier relate que le roi avait une telle diahrée que « li couvint coper le fons de ses braies toutes les foiz que il descendoit pour aler a chambre. »
À notre connaissance, aucunes braies médiévales n'ont été conservées, on est donc obligé de se fier aux études faites à partir des textes d'époque pour savoir dans quels tissus elles étaient taillées. Excepté la référence faite au cuir du livre des métiers, les braies étaient semble-t-il réalisées en toile de lin, comme la chemise.
Les braies sont prises dans les chausses et sont invisibles dans la plupart des cas sur les illustrations ; elles n'apparaissent que si d'une manière ou d'une autre les pans de la cotte sont relevés ou si l'homme est déchaussé.
Aucun document avant le XVe siècle ne permet de savoir si les femmes portent des braies, il est même question qu'elles n'en portaient pas. D'une manière générale, le problème des braies féminines reste ouvert à l'heure actuelle.
Source : site : les guerriers d'Avallon
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« Dessous féminins, dentelles et broderies » à Metz
La très belle exposition de l'Ecomusée qui eut lieu au village de Saulxures-les-Vannes - et qui eut malheureusement si peu de visiteurs - s'est transportée, revue et augmentée, à Metz pour la « Brocante d'Outre Seille » organisée par les commerçants avec le soutien de la ville.
Exposition revue et augmentée en raison de l'espace exceptionnel offert par la municipalité à cette occasion : la prison de la Porte des Allemands est en effet un lieu remarquable, plus de 20 m sur 8 d'un espace de pierre, à la voûte large et massive, offrant, en bordure de parc et de Seille, à travers ses barreaux forgés, une lumière rare.
L'Ecomusée a loué pour ce déplacement, le dernier de l'année, un camion de 9 m3 avec ses plus belles collections, ses vitrines et ses panneaux explicatifs, ses mannequins d'étalage et de couturière - une petite armée qu'il fallut habiller de ...déshabillés - afin d'être à la hauteur du lieu et de l'enjeu : attirer une partie de milliers de chineurs et des curieux venus à la brocante.
Pari gagné puisque environ mille visiteurs sont venus, certains et certaines plusieurs fois, rencontrer Josette et Françoise - en robe traditionnelle et chapeau à voilette – et parcourir ce bel espace, autrefois prison, et, pour ce dimanche, haut-lieu des chefs d'oeuvre et des savoirs-faire de nos grands-mères. Dentelles et broderies voisinaient, et il n'était pas un morceau de tissu qui ne fût ouvragé, orné, travaillé de l'aiguille ou du crochet, pour la plus grande joie des fines connaisseuses et l'émerveillement -« du rêve et du bonheur » - , parfois la surprise, des néophytes : créer tant de choses, avec si peu de moyens et tant de patience ressort bien de l'artisanat d'art, parfois même, par l'invention, de l'Art (tout court).
Hommage donc à nos aïeules qui ont su si bien ouvrager vêtements et sous-vêtements – dont la mode actuelle s'inspire à nouveau – et aux petites mains de Saulxures-les-Vannes – Josette, Marcelle et Françoise - qui ont su sauvegarder, réparer, recréer quand il le fallait, ces merveilles des savoir-faire d'autrefois
photo : une belle lumière pour un regard aveugle sous une halette
J'ai dit l'efficacité de mme Trabucco (et des bénévoles qui l'accompagnaient et donnèrent "le coup de main" nécessaire), et je n'ai pas signalé celle de Claire Senave, du service d'action culturelle de la ville, dont la gentillesse et l'intérêt pour le patrimoine n'ont d'égale que l'attention qu'elle a porté à ce dossier : nos remerciements, et nos souhaits d'une pérennisation dans ce poste où elle assure efficacement un remplacemment.
Une remarque en passant sur le choix des attachés de presse, de communication, de culture et autres, et ne confidence : je soupçonne l'équipe du casting de télématin de louer ses services!
Pour revenir à l'exposition, nous avons rencontré toutes les personnes curieuses -parfois de curieuses personnes, tant leurs connaissances et leur enthousiasme pour dentelles, et broderies est contagieuse, et il n'y a pas de vaccin, paraît-il - du bâtiment (une rareté, cette ouverture du lieu, et quel intérêt pour certains riverains, attachés à ces vieilles pierres et prêts à les faire revivre!), des savoir-faire des nos anciennes, de l'art (et la maNIère) des dentelles et brodeies, de l'exposition et de nos animations (pour les écoles notamment) etc...
Une dizaine de panneaux explicatifs sur l'évolution des dessous féminins, complétés par les historiques de la culotte jusqu'en 1918, avec l'invention de la culotte "petit bâteau" (sans manches)? et du corset, des photos de lavoirs et de dessous prises lors de nos fêtes de Pays, 3 planches sur les coiffures traditionnelles de la campagne lorraine, 4 pour les textiles utilisés autrefois complétaient une exposition où 10 mannequins de vitrines (dont 3 neufs et un vieux "Victor" à nouveau debout) côtoyaient 6 mannequins de couturières, qui présentaient tous les plus beaux de chefs-d'oeuvre de nos aîeules. 3 vitrines dont une de vêtements de bébés, magnifiquement ouvragés, une table d'accessoires ouvragés, des caracos suspendus aux murs de pierre complétaient cette exposition textile, pour l'Ecomusée sans équivalent par l'importance, la quantité d'oeuvres exposées, et l'exceptionnel espace d'accueil.
0 SUIVRE°
Rien n'était gagné pourtant : 9 m3, déchargés rapidement grâce aux bénévoles de l'association, et débarqués dans l'enceinte voûtée, ça ne fait pas une exposition§
Josette, Françoise et moi avons réussi à "monter" panneaux et mannequins, tables et vitrines de 14h 30 à 19 h 30 le samedi, mais l'installation définitve n'a été terminée que le lendemain matin de 8h30 à 10h 20.
En effet, la vaste et belle salle de la rison ne comporte pas de vitres : rien que des barreaux. Si bien qu'il a fallu rassembler les mannequins habillés (de leur déshabillé), les couvrir - tout comme les chapeaux, les vitrines et les dentelles- afin que la poussière et le vent, très fort ce samedi, ou une éventuelle tempête ne viennent à abîmer ces tissus dont certains, anciens et fragiles, ont plus d'un siècle.
Avec un léger retard d'un quart d'heure, nous avons ouvert aux visiteurs déjà nombreux et impatients : la salle n'a jamais désempli jusqu'au dimanche 18 heures.
Josette était émerveillée du spectacle de cette salle ancienne- et rustique- devenue par la grâce des broderies minutieuses et d'élégantes dentelles de nos grands-mères, un espace de paix et de souvenirs.
On gage que les prisonniers - ni leurs gardiens- n'auraient imaginé un instant qu'un tel lieu puisse être investi de tant d'art et de tant de grâce.
(à suivre)