Posté le 01.09.2006 par ecomusecolombey
A Vaux comme à Barisey, du sud au nord de la Lorraine,l'atelier "beurre"remporte toujours un remarquable succès: n'est-il pas prodigieux de voir, sans artifice chimique, se transformer -simple terrine et batteur à main- en quelques (longues) minutes de patience, 50 cl de crème fraîche en un beurree onctueux et sentant bon la noisette.
Le tout dans la bonne humeur et devant des tarines de bon pain croustillant (on en trouve encore)..
Bien sûr, il existe des barattes: nous en exposons de plusieurs types: tonnelets de chêne à rotor de bois intérieur, tonnelets à simple rotation (où la crème s'agite comme dans une machine à laver), barattes de ménage de verre, comme on en trouvait encore dans les années 50, avec sa petite manivelle et son batteur ajouré : mais le plus spectaculaire reste, pour les curieux, la transformation manuelle de la crème qui devient, par émulsion, crème Chantilly (la vraie!) puis, si on continue à battre (de façon à "rater" la crème Chantilly) le "bon beurre".
L'émulsion s'épaissit, le petit lait se séparant peu à peu de la matière grasse. On donnait ce petit lait autrefois aux veaux et aux enfants: il est plein de vitamines.
Il arrive un moment où le beurre "colle" au batteur. Le travail est presque terminé : retirer le beurre soigneusement, en faire une boule qu'on lave sous le robinet d'eau fraîche avant de la mouler dans les si jolis moules de bois qu'on trouve encore dans les hautes Vosges.
Tartinez et dégustez: il est bon, le beurre d'autrefois!
illustration : l'atelier beurre à Barisey la Côte pour la Fête "Mots et Saveurs 2004"
Posté le 30.08.2006 par ecomusecolombey
ECOMUSEE ECLATE DU PAYS DE COLOMBEY ET DU SUD-TOULOIS
« Un Ecomusée ce n’est pas un Musée comme les autres : c’est un miroir où une population se regarde, pour s’y reconnaitre »
Chronologie : - années 90 : Autour d’activités d’animation menées notamment par Josette DESSE , actuelle Vice-Présidente,
un petit groupe de personnes intéressées par le patrimoine se forme, soutenu par des Associations locales (Foyers Rural de Saulxures) , et par l’EPCI, où certains siègent dans des Commissions (tourisme, patrimoine)
- 1996 : En mai, encouragés par Michel Dinet, alors Président de l’EPCI, le groupe se forme en Association en loi de 1901 : l’Association « Ecomusée Eclaté du Pays de Colombey et du Sud-Toulois est née.
Objectifs : - les buts de l’Association sont la Sauvegarde et l’Animation du Patrimoine.
Remarque : - le mot « éclaté » s’explique par le territoire « couvert » par les activités ( plus de 40 km) ; l’absence de lieu fixe (pas de local actuellement) rend parfois cet éclatement difficile à gérer.
Actions : - Vous trouverez dans les comptes-rendus de nos Assemblées générales l’essentiel de nos activités pour les quatre années de notre existence. Cependant, il peut être utile de les présenter sous une forme synthétique :
SAUVEGARDE : - nous provoquons la prise de conscience de s particuliers et des collectivités sur des problèmes liés à la détérioration d’éléments du Patrimoine : ce fut le cas, par exemple de l’égayoir de Colombey , dont nous avons empêché la démolition et encouragé la réfection, entreprise par la Municipalité.
- nous participons aux actions de sauvegarde et de réfection , en accord avec les intéressés, et en liaison avec l’EPCI , comme ce fut le cas pour la réfection du Moulin d’Uruffe, de l'égayoir de Colombey (en appui d'une action éducative du Collège)
nous avons pris en charge la reconstitution de la Salle de Classe d’autrefois, dans les locaux d’origine mis à disposition par la Municipalité De Mont-l’Etroit.
- l’Association recueille, classe et préserve les matériels donnés ou prêtés par les particuliers comme par les collectivités en vue d’expositions.
ANIMATIONS : -Elles sont de deux types et répondent à une volonté réaffirmée à chaque Assemblée générale, celle d’être présent chaque fois qu’une mise en valeur du Patrimoine s’intègre dans le projet de l’animation.
- Une Association ou une collectivité locale nous demandent notre concours pour participer à une fête ou une exposition : après rencontre et accord, nous apportons notre participation. Cette politique nous permet, malgré nos moyens limités d’être des acteurs très efficaces sur le secteur.... et même plus loin.
Exposition de broderies et de dentelles au Château de Lunéville pour le premier « FORUM DES METIERS D’ART » organisé par le « Conservatoire de la Broderie Berlée » en juin 1999
Fête des arts du feu « TERRA MATER » à Favières en mai 2000
Exposition de broderies et dentelles au LAVOIR de Blénod-les-Toul, en partenariat avec l'Association de Sauvegarde du Patrimoine de Blénod, association invitante.
Et depuis, des animations en Moselle (Vaux, Sailly-Hachatel, Maxstadt,,,) dans les Visges (notamment la Foire de Neufchâteau), sur le Pays: Parole de Pays, « mots et Saveurs » en 2004, Mariage d'Autrefois à Vicherey etc,
Cette coopération est de plus en plus fréquente et nous a conduit à nous rapprocher d’autres Associations aux objectifs voisins, sur le secteur - « les Compagnons du Fer » de Vicherey ,le "Conservatoire du savoir-faire", ou sur des secteurs proches – " Association de Sauvegarde du Patrimoine de Blénod-le-Toul ".
- Nous organisons, seuls ou avec l’aide d’une ou plusieurs associations une exposition thématique en utilisant notre fond de matériel sous-vêtements anciens, dentelles et broderies, matériels des lavoirs,.... que nous complétons par des prêts occasionnels. Ces expositions nécessite un local et pose donc des problèmes de transport et d’installation,à la charge des bénévoles ,et pour lesquels l’équipe d’insertion nous apporte son concours efficace.
Expositions de lingerie à Contréxéville par exemple en 1997, exposition des outils d’autrefois en 2001au Musée de Toul, dont le conservateur, M.Hachet, est l’un de nos soutiens les plus actifs, « de fil en aiguille » durant l'été 2005 à Villey-le-Sec, sur invitation de l'aCT-Radio-Déclic,
- Il faut ajouter à ces activités la participation à la Journée du Patrimoine : ouverture de la Salle de Classe d’Autrefois, de la boulangerie traditionnelle de Saulxures, du Moulin à huile de Mont l’Etroit (local privé).....et depuis cette année 2000, journée pédagogique autour du Moulin , du Pain et de l’Ecole, après la réussite de notre première « classe verte » en mars 2000, formation des professeurs d'école de l'IUFM de Lorraine, intervention dans les écoles proches (journée de l'eau à Saulxures avec nos amis des Compagnons du Fer)
Outre ces activités « visibles », l’Association participe activement à toutes les initiatives locales autour du Patrimoine, que ce soit la présence active au sein des Commissions spécialisées de l’EPCI, derrière le micro de Radio-Déclic, dans les groupes du type « Parole de Pays » qui animent le secteur (la Fête de l’Arbre).
Faute de moyens, nous ne nous sommes pas engagés véritablement dans un véritable programme de recherches historiques et patrimoniales, en dehors de la collecte de témoignages de l’Ancien Temps entrepris par « Parole de Pays » avec les moyens techniques de Radio-Déclic.
Notre Association cherche un développement qui passera par l’installation d’un local fixe , nécessaire à notre stockage de matériels, à son rangement, et qui pourrait servir de lieu d’exposition : ce pourrait être pour 2007 grâce au soutien de la municipamlité de Saulxures-les-Vannes,
Nos projets, comme nos activités, sont étroitement liés à la volonté de nous aider (aide financière ; confection des dossiers ; transport et manutention) de la Communauté de Communes, sur lequel nous savons pouvoir compter . Cet appui dépasse le cadre simplement administratif et , puisqu’il s’agit ici de conclure sur la vie associative du Pays, je dirai qu’il ne s’agit pas simplement d’une structure, mais d’un travail commun avec des « gens », qu’ils soient agents ou élus.
phot ci-dessous: Josette DESSE, l'infatigable artisane de l'Ecomusée.
Posté le 30.08.2006 par ecomusecolombey
Une nouvelle vie pour le vieux moulin (suite)
La nouvelle vie du vieux moulin commence il y a quelques années lorsque Jean-Luc et Didier Fringant, entrepreneurs pleins d’idées – qui se douterait qu’au creux de l’Aroffe, entre Colombey et Vaucouleurs, se cache une usine ultra-moderne de façonnage du bois ?- se lancent dans une entreprise de longue haleine : imaginer, à partir du moulin du XVIIème siècle, une sorte d’atelier de la transformation du mouvement rotatif.
Adhérents de l’Ecomusée Eclaté du Pays de Colombey et du Sud Toulois, ils ont l’amour des objets anciens, un intérêt marqué pour les archives et un véritable talent d’entrepreneurs. La première phase des travaux voit une équipe de jeunes s’installer sur le site afin de remettre à jour le bief : l’Aroffe, qui passe par le moulin, est détourné en amont dans un bras inférieur. Une réserve d’eau importante est nécessaire pour alimenter régulièrement la roue. Les travaux, d’une patience asiatique, sont menés avec succès par l’équipe de jeunes, avec seaux et pelles, et beaucooup d’enthousiasme.
La seconde période met à contribution le cercle familial et les amis pour rénover les murets et le bâtiment annexe, longtemps habité puis emplacement du transformateur électrique : rénovation de l’écluse, réfection des murs, charpente, couverture de tuiles, tout est fait au cours des weekends et les vacances, dans l’atmosphère d’amitié et de solidarité qui entoure le projet.
Grâce à l’aide amicale d’un ingénieur intéressé par la construction d’une roue à aubes, l’axe est dessiné, fondu et la roue imaginée dans l’atelier d’Uruffe : la troisième phase est celle de la construction de la roue de chêne – pour les pales- et de padouck – pour les deux cercles, élaborés de façon artisanale et dont les dimensions correspondent à celles du « fantôme » sur le mur
Le grand moment fut celui du transport et de la pause, en juillet 2006, où il fallut employer une grue télescopique. Mais la préparation fut si rigoureuse que l’immense roue se cala en un temps record à son emplacement d’origine : le travail, commencé le matin, se termina par la première rotation de la nouvelle roue, et son baptême au champagne.
Aujourd’hui, comme l’aurait dit Colomb, « elle tourne » , et le mois d’août pluvieux suffit à entretenir le mouvement rotatif imperturbable et puissant.
Mais les travaux continuent, qui ont permis de découvrir les fondations de l’ancien moulin,plus d’un mètre plus bas que la scierie actuelle.
Pour la fête du Patrimoine, un accueil est prévu, avec démonstration de sciage comme dans les années 1960.
La plus grande prudence est demandée aux parents pour la surveillance des enfants : le moulin n’et pas une aire de jeux, même si la roue ressemble à un grand huit.
illustration:
-une grue téléscopique a du passer la roue par dessus le toit de la scierie
Posté le 29.08.2006 par ecomusecolombey
Une nouvelle vie pour le vieux moulin
A la sortie d’Uruffe, vers le sud, de l’autre côté de l’Aroffe, une usine ultramoderne de façonnage du bois. Au bord de la petite rivière, la scierie, qui connaît une activité sporadique, est, depuis quelques années, le lieu d’une activité intense : aménagement du cours d’eau, nettoyage du bief, réparation de l’écluse et réhabilitation des bâtiments les plus anciens.
C’est que la famille Fringant, propriétaire des lieux, a décidé de faire revivre le vieux moulin qui actionnait autrefois roue et meule, puis les lames de la scierie, avant que la fée électricité impose sa puissance et sa régularité.
Grâce à un travail patient de recherche dans les archives locales et départementales, les Fringant ont retracé l’histoire méconnue de ce moulin que les plus anciens manuscrits font remonter au milieu du 17 ème siècle. En 1662, un certain Johan Calboutin, meunier à Uruffe, loue le moulin aux chanoines de Toul, propriétaires du site jusqu’à la révolution. En 1792, il est vendu comme bien national et devient moulin à pierre : c’est de la pierre qu’il broie jusqu’au début du XXème siècle. En 1910, le moulin change de main et se modernise : on remplace la roue à aubes par une turbine.
Plus tard, Charles Fringant rachète le site du moulin et installe une scierie : l’électricité est couplée en 1946 à la turbine actionnée par l’eau.
Toute la famille et les amis ont ressuscité peu à peu le site et, en juillet 2006, une nouvelle roue à aubes a pris la place laissée par l’ancienne, dont la marque sur le mur , sorte de fantôme de l’âme du moulin d’autrefois, a servi de gabarit pour construire celle d’aujourd’hui.
Mais ceci est une autre histoire que nous vous raconterons prochainement.
En attendant, le vieux moulin vous ouvrira ses portes durant la journée du patrimoine : bonne visite !
Posté le 28.08.2006 par ecomusecolombey
l'exposition s'est tenue à Salxures les Vannes les 26 et 27 août, anniversaire du "Retour des prisonniers" qui précède de quelques jours la Libération du village. Se tenait simultanément le "Vide-Grenier" annuel et, dans le village voisin de Mont-l'Etroit, la fête des "Peintres dans la rue" bien connue dans la région et toujours très fréquentée.
Ces activités en fin de vacances scolaires, ainsi qu'un temps clément -après le déluge du samedi - expliquent en partie l'assistance nombreuse de cette exposition originale: la précédente remonte à quelques années, où nous avions , à Sailly-Achâtel (Moselle) montré plusieurs de ces robes.
A Saulxures, treize d'entre elles étaient au rendez-vous de la Médiathèque, dont les plus anciennes de 1890, la plus récente de 1990. Propriétés de l'Ecomusée ou prêtées par des particuliers -un grand merci à Josette Dinet qui nous a prêté pour l'occasion la belle robe noire de Mme Colas, de - elles racontent l'histoire des modes et des couleurs, mais aussi des tissus de toute une époque.
Les visiteurs ont pu retrouver des photographies de mariages locaux- ah! le jeu des devinettes- et retrouver des connaissances...à condition de retourner à la mason rechercher parfois les lunettes oubliées.
nous retrouverons cette chronique de l'exposition "robes de mariées.." dans le billet suivant
voici, pour l'anecdote, la véritable histoire des "Deux désirs de la Clarisse" que beaucoup connaissent et qui méritera un autre billet.
Les deux désirs de la Clarisse.
L’histoire véridique des « Deux désirs de la Clarisse » rapporte la promesse faite à Eléonore Jeannot de Bicqueley par sa future belle-mère, de lui offrir la robe de mariage en soir gorge-de-pigeon.
Au mariage qui eut lieu le 7 mars 1859, Eléonore, née le 17 avril 1837 épousant Charles Toussaint, né le 13 juillet 1834, portait une robe de casimir noir, ce dont elle ne se consola jamais, déception qu’elle raconta jusqu’à la fin de sa vie…
ci contre la photo de la robe bleue rêvée par la Clarisse
Posté le 24.07.2006 par ecomusecolombey
LAVOIR et LESSIVE
L'Ecomusée propose aux associations, collectivités et écoles des activités variées liées au Primoine...
Ainsi la redécouverte des lavoirs et égayoirs du Pays.
Animé par Josette et Françoise en partenariat avec les Compagnons du Fer de Vicherey, un atezlier "lavoir "s'est tenu à Saulxures-les-Vannes dans le cadre d'un programmme sur l'eau développé par les professeurs des écoles.
Deux des lavoirs de Saulxures sont toujours présents: le troisième, en haut de la côte, a été malheureusement démoli et les rtuines enterrées. Heureusement, grâce à l'intervention de l'Ecomusée et à la célérité des élus, l'une des auges a pu être déterrée récemment et sauvée à la suite de travaux d'adduction.
A l'entrée du village se trouve le grand lavoir, avec ses longues auges. A l'extérieur venaient s'abreuver les bêtes.
En dessous de la Mairie; le petit lavoir a accueilli les écoliers: de la lessive à l'ancienne et à l'oeuf assurée par les "compagnonnes du fer" à l'art du battoir et au rinçage, les enfants ont découvert une activité essentielle des femmes d'autrefois....mais pas si longtemps.
Des fiches pédagogiques ont été conçues pour cet atelier: espaces d'eau d'un village lorrain, poupée "lavandière" à découper, elles ont accompagné les enfants durant la découvete de l'exposition de photos au grand lavoir.
Un article de l'Est républicain a relaté cette journée d'ouverture sur le patrimoine rural.
sur la photo, Louis maire, passionné de Patrimoine rural et principal animateur des Compagnons du Fer dont nous reparlerons.
A droite, Josette Desse et les enfants pour une leçon de battoir.
Posté le 22.07.2006 par ecomusecolombey
Notre Association a pour objectif la sauvegarde et l’animation de notre Patrimoine
SAUVEGARDE :
Nous collectons objets, matériels, outils , vêtements….. d’Autrefois ou d’un Passé encore proche.
Nous participons à toute action dont le but est de préserver et de restaurer une construction qui , même si elle n’est pas un bâtiment classé, mérite attention car elle est attachée à une architecture, à une histoire, à un quotidien, à des coutumes qui font partie de notre Patrimoine.
EXPOSITIONS
Nous créons des expositions qui permettent de montrer les Savoir-faire et les Savoirs des années passées.
Nous les présentons aux manifestations et réunions qui peuvent faire connaître le Patrimoine du Pays
Grâce à la Municipalité de MONT-L’ETROIT , nous reconstituons une Ecole d’Autrefois, dans la salle qui fut, depuis le milieu du 19° siècle, la Salle de Classe du village.
LES LAVOIRS
BRODERIES ET DENTELLES
DESSOUS FEMININS D’Autrefois
CHAPEAUX D’AUTREFOIS
VÊTEMENTS du DEBUT du XX° siècle
UNE CLASSE d’AUTREFOIS
ANIMATIONS :
Nous participons aux Fêtes de Pays? DANS LE tOULOIS ET AU DEL0? en apportant nos expositions, nos matériels, nos costumes et notre savoir-faire : Terra Mater à FAVIÈRES, Parole de Pays, Fête des Vieux Métiers à Vicherey, Fête du Printemps du Livre lorrain à Vaux en Moselle, à Sailly-Achatel (57) et Contréxéville (88).
…
Nous sommes invités aux formations des professeurs stagiaires de l'IUFM de Lorraine pour lesquels nous organisons expositions, ateliers de pratique patrimoniale
Ainsi,
du 15 avril au 15 septembre 2001, au MUSEE DE TOUL
avec le concours du Musée de Toul et les « COMPAGNONS du FER «
nous avons assuré mise en place , visites et animations de l’Exposition
" OUTILS et METIERS,
MEMOIRE et SAVOIR-FAIRE"
dU 1er juillet au 31 août 2005, nos avons exposéà Villey-le-Sec, une partie de notre riche collection de vêtements d'autrefois
COLLECTIONS
Nous collectons tous les objets – outils, vêtements, linge, chapeaux, imprimés, photos, instruments, jouets….- mais aussi contes, récits, anecdotes, chansons, savoir-faire….
Nous pouvons les recevoir à titre de don, de prêt ou juste pour le temps de les reproduire (photocopie par ex) avant de vous les rendre..
PROJETS
Le plus actuel est celui qui concerne un local où nous pourrons stocker, répertorier, entretenir et exposer nos collections, que la municipalité nous a proposé dans sa très rcente médiathèque.
Enfin, une Fête costumée sur le thème d’un mariage d’autrefois acomme nous l'avons fait en 2004 à Vicherey (88) : ce sera pour le 7 octobre 2006 à Barisey-la-Côte, où s'étéit tenue la Fête de la Cuisine Lorraine
notre adresse
Ecomusée Eclaté du Pays de Colombey et du Sud-Toulois
10, Rue Saint-MARTIN – 54170– Saulxures-les-Vannes
Tel : 03 83 52 81 35- 03 83 25 40 47
------------------------------------------------------------------------------------------Ecomusée du Pays de Colombey et du Sud-Toulois
Rue Saint-MARTIN – 5417 – Saulxures-les-Vannes
Tel : 03 83 52 81 35- 03 83 25 40 47
Posté le 22.07.2006 par ecomusecolombey
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A propos de l’exposition « De fil en aiguille »
L’exposition mise en place par l’Ecomusée du Pays de Colombey et du Sud Toulois en partenariat avec l’A.C.T. (Association pour la Communication dans le Toulois) à l’Artothèque de Villey-le-Sec durant l’été 2005 est originale à plusieurs titres.
Bien sûr, elle montre une partie des trésors sauvegardés par l’association depuis ses débuts, il y a 11 ans : vêtements et chapeaux de la fin du 19°siècle aux années 50, robes, chemisiers et chemingeottes d’origine, réparés avec le savoir-faire des « petites mains » si expertes de l’Ecomusée, Josette, Françoise et Marcelle. Ce sont ainsi plus de 200 pièces qui sont présentées, broderies, dentelles, robes, jupes, chapeaux , accompagnées de photos des manifestations de l’Ecomusée et des matériels les plus courants de nos intérieurs d’autrefois.
L’autre originalité de cette exposition est la présentation, sous forme de tableaux immobiles, de moments particuliers de la vie d’autrefois : femme au fuseau, bourgeoises devant leur chocolat, lorraine rurale derrière sa tarte à la mirabelle, autant de scènes convenues comme autant de clins d’œil aux années 1900.
Mais l’exposition est aussi pédagogique : ainsi des panneaux explicatifs accueillent les visiteurs. La transformation de la fibre brute, végétale (lin, chanvre, produits localement) ou animale (laine des moutons) y est expliquée et illustrée pour un public de non-initiés. C’est pourquoi l’Ecomusée et l’A.C.T. ont mis en place, parallèlement aux visites régulières, commentées les week-ends, des animations à l’adresse d’un public jeune, celui des centres aérés : initiation à la couture sur la machine à pédalier, au filage de la laine, au tissage, au cardage…
Le lieu se veut aussi un espace de rencontres : un calendrier d’animations présente les points forts de cette exposition de l’été 2005.
Ainsi ont été invités en juillet Michel Hachet, conservateur du Musée de Toul, pour une causerie intitulée «célébration de nos fileuses » ; Roger Wadier, écrivain et conteur, qui a permis de découvrir ou de retrouver les « sotrés » et autres lutins et gnomes de nos légendes lorraines ; les Compagnons du fer, leur bonne humeur et leurs savoir-faire de la laine et du coton ; Mmes Anne Dupré, présidente de l’association « le Conservatoire du Savoir-faire », et ses dentelles aux fuseaux, et Sutter et la broderie perlée ; Mme Claire Prévôt , pour une conférence sur l’art de la broderie.
Même si le bilan global des visites est positif, on peut regretter un flux insuffisant eu égard aux efforts que nous avions fait : s’il ne faut citer qu’un exemple, c’est celui d’une visite amicale de Compagnons du Fer où, malgré affiches et presse, déplacement auprès des visiteurs du fort de Villey, nous n’avons reçu que quelques personnes de tout l’après-midi du dimanche.
D’autre part, cette longue exposition nous a permis de mettre le doigt sur deux problèmes.
Le principal problème rencontré fut celui de la communication : informations du quotidien tronquées ou en retard, quand elles n’étaient pas omises, expliquent le fonctionnement difficile de certaines rencontres. Ainsi la dernière, sur l’art de la broderie, n’a déplacé qu’une seule personne, en dehors de Josette, fidèle au poste.
Le second est celui de la disponibilité des bénévoles : si juillet a vu se dérouler un calendrier raisonné où chacun des « mobilisés » put assurer une présence les week-ends, le manque de bénévoles en août fut patent. Nous n’avons donc pas les moyens humains, en l’état actuel, de mettre en place une exposition sur deux mois d’été.
Fin août, l’exposition a été présente dans le Pays-Haut pour une fête patrimoniale « Terre d’accueil et de culture» à Metzervisse , qui reçoit, pour l’occasion, plusieurs milliers de visiteurs.
Enfin, sur invitation de la municipalité, l’exposition s’est installée à la médiathèque de Saulxures-les-Vannes pour deux week-ends à partir du 11 novembre.